Gaspard Skoda devant une installation artistique

Gaspard Skoda : Aimer passionnément la France pour avoir envie de changer son destin grâce au train de l’UPR

Temps de lecture : 12 minutes.

Pour avoir un mode de vie décent après ses études, Gaspard Skoda n’a pas hésité à quitter la France pour aller s’installer à Montréal il y a 8 ans main­tenant. Depuis 2005, il montre clai­rement qu’il est agacé par l’Union Européenne en votant contre elle. Bref, c’est un « anti euro­péiste ». Plus qu’un immi­grant français, il est le délégué de zone pour la pre­mière cir­cons­cription des Français établis hors de France com­prenant le Canada et les États-​Unis depuis 5 ans, pour le compte de l’Union Populaire Républicaine (UPR) dans la course à l’Élysée. Ainsi ce tren­te­naire, né dans le 9e arron­dis­sement parisien à Montmartre de père Tchèque natu­ralisé français et de mère Française, est le repré­sentant des cou­leurs d’un parti poli­tique qui brosse un tableau sombre d’une France qui s’en va en décré­pitude à cause entre autres d’une « Union Européenne au bilan catas­tro­phique sur les plans éco­no­mique, social, mili­taire, diplo­ma­tique et même moral. » Gaspard Skoda ne prend pas ce constat à la rigolade. À côté des acti­vités pro­fes­sion­nelles et aca­dé­miques de ce mont­réalais, son enga­gement poli­tique tourne à plein temps et l’oblige à enfiler ses chaus­sures de sport et à courir à la vitesse du « train » qu’incarne désormais le parti de son fon­dateur François Asselineau, dont l’obtention des 500 signa­tures de maires lui permet de se hisser dans la « cour des grands. » Un résultat dû à un « travail de longue haleine » qui en a surpris plus d’un. Portrait de celui qui milite pour l’« indé­pen­dance nationale » de la France.

« Comment devenir un militant actif et infa­ti­gable d’un parti poli­tique, allant même jusqu’à défendre des ana­lyses sans ambi­guïtés ni lâchetés de son fon­dateur ? » Si cette question se pose aux jeux olym­piques de la poli­tique, Gaspard Skoda en sor­tirait gagnant sans doute. Il aurait alors le brassard du meilleur élève.

En effet, Gaspard respire visi­blement l’UPR. Il fait partie du lot de français aux sou­rires crispés et qui doutent depuis près d’une dizaine d’années des poli­tiques, des valeurs et prin­cipes « désas­treux » en place.

Ce qui est frappant chez ce Montréalais est qu’il ne mâche pas ses mots à l’endroit des der­niers gou­ver­ne­ments « res­pon­sables » du vacillement per­pétuel de son pays d’origine. Il ne se prive éga­lement pas de parler de la situation en lam­beaux de la France actuelle, ainsi que de l’Union Populaire Républicaine comme « seule solution valable » pour son avenir, tel­lement ce jeune délégué semble bien huilé de ses sombres expé­riences per­son­nelles ainsi que de la déter­mi­nation du parti qu’il est fier de repré­senter.

Mardi, 17h15. C’est très enneigé et les routes sont quasi impra­ti­cables. Mais c’est sans compter sur l’enthousiasme patrio­tique et l’engagement poli­tique de la Skoda qui ne faiblit pas. Rien ne l’empêche d’atterrir dans ce minuscule musée-​café. Non pas la marque de voiture Skoda mais bien la per­sonne. Quoique les deux vibrent au son de leur énergie et de leur déter­mi­nation. Mais en ce qui concerne le délégué depuis son ali­gnement der­rière les rangs de l’UPR, il semble faire ce qu’il considère comme sa res­pon­sa­bilité : redonner confiance et espoir à ses com­pa­triotes et à sa patrie.

« On ne peut pas faire d’omelette fédérale avec les œufs durs que sont les États-​Nations d’Europe »

Il n’est pas de débat pos­sible que l’Union Populaire Républicaine ne puisse engendrer sans son ques­tion­nement central : « Avons-​nous oui ou non intérêt à rester encore dans l’Union Européenne ? » appelant ainsi ses com­pa­triotes « de droite et de gauche, fidèles à 15 siècles d’indépendance nationale et à 2 siècles d’acquis répu­bli­cains, qui refusent tout extré­misme » à s’affranchir de cette orga­ni­sation avec des pos­si­bi­lités « claires » et légi­times de vivre « plus heureux comme en Norvège et en Suisse, selon les sta­tis­tiques du pro­gramme des Nations Unies pour le déve­lop­pement », précise le parti sur son site internet.

Ainsi, dans le train de l’UPR lorsque le délégué de zone pour la pre­mière cir­cons­cription des Français établis hors de France va faire cam­pagne, il tra­verse les allées de plaintes et de désespoir laissés par ses sem­blables venus en Amérique, comme c’est le cas pour beaucoup, dans le but d’avoir affaire à des travaux non-​ingrats et assez bien rému­nérés.

Mais quel serait le gain de ce qui s’appelle « tri­thé­rapie ou Frexit » : une sortie de l’Euro, de l’Union euro­péenne et de l’OTAN ? « Beaucoup, à com­mencer par la démo­cratie car la poli­tique fran­çaise est décidée à Bruxelles avec la Commission euro­péenne, à Frankfort avec la Banque cen­trale euro­péenne et à Bruxelles mais en fait à Washington pour les ques­tions diplo­ma­tiques et mili­taires avec l’OTAN. Les Français ont perdu leur sou­ve­raineté sur les prin­cipaux outils de pilotage du bateau France », estime Gaspard Skoda. Surfant sur cette « décon­nexion » de l’Union Européenne des réa­lités de chaque pays membre, il ne manque pas de citer le Général Charles De Gaule à propos : « on ne peut pas faire d’omelette fédérale avec les œufs durs que sont les états nations d’Europe. » Fin de citation.

Celui qui se méfie des sujets polé­miques tels que le « burkini » ou le « mariage pour tous » – jugeant que ce sont les sujets qui divisent les Français – préfère pour une « meilleure avancée » traiter des dos­siers de fond comme entre autres l’indépendance de la France et sa sou­ve­raineté formant la démo­cratie. Quant à la question de l’immigration – autre sujet qui fâche – Gaspard et son parti pro­posent plutôt un réfé­rendum à partir duquel ce sont les français eux-​mêmes qui choi­siront leur poli­tique d’immigration. Dans le sens que celle qui prévaut « aggrave l’ampleur des crises de migrants venant parfois de Lybie dans le but d’améliorer leurs condi­tions de vie. » Un dégât qui a pris de l’ampleur à cause notamment des « opé­ra­tions de paci­fi­cation et de démo­cra­ti­sation de l’Otan dans cette partie du continent africain », juge t-​il.

Gaspard Skoda devant une installation artistique

Gaspard et l’UPR se per­mettent aussi d’égratigner des « politiques-​caméléons qui mul­ti­plient des pro­messes vagues et contra­dic­toires pour plaire à tous les publics juste avant les élec­tions ». Car selon lui, « une démarche prag­ma­tique des chiffres, des faits, des preuves » est pri­mor­diale pour gagner la confiance du peuple surtout que « le fossé semble se creuser de plus en plus entre la popu­lation et la sphère politico-​médiatique. Un gouffre qui se traduit entre autres par des sur­prises élec­to­rales que per­sonne n’attendait à l’instar de Trump face à Clinton, Valls face à Hamon, Juppé face à Fillon ou le oui et non du Brexit », se plaît-​il à dire.

Et en tant que délégué donc, ce Montréalais d’adoption à l’allure pas timide du tout et auda­cieux est chargé d’organiser les délé­ga­tions étran­gères en Amérique du Nord c’est-à-dire de faire la pro­motion des ana­lyses du pro­gramme et de la can­di­dature de François Asselineau. Cette fonction l’assigne aussi à orga­niser des réunions publiques et des débats, à faire des adhé­sions, des dons, à gagner des élec­teurs, l’essentiel de son travail se faisant par internet via les médias sociaux. Le fait de com­mu­niquer avec la presse, de dif­fuser leurs infor­ma­tions et ana­lyses, et leur pro­gramme destiné aux expa­triés fait tout autant partie de ses pré­ro­ga­tives.

 Il était une fois l’histoire de Gaspard Skoda

« Qui va len­tement, va sûrement » Pour les impa­tients, ce dicton est un cau­chemar. Et pour d’autres en revanche, il sonne si bon à l’oreille. En effet, l’année 2017 aura été néces­saire à Gaspard Skoda pour prouver le bien-​fondé de son adhésion à l’Union Populaire Républicaine « depuis le premier jour où il a été charmé par les posi­tions de François Asselineau », l’un des 11 pré­ten­dants aux élec­tions pré­si­den­tielles fran­çaises. Encore là le travail est plus étendu pour Gaspard, mais il n’est « pas question de dormir sur ses lau­riers. » Ça, il peut se le dire aujourd’hui, parce que l’UPR ne s’y serait pas retrouvé faci­lement n’eut été « du travail de longue haleine de plu­sieurs béné­voles et adhé­rents qui a mani­fes­tement surpris tout le monde sauf nous. Ce qui nous permet aujourd’hui de béné­ficier d’une vraie cou­verture média­tique et par-​dessus tout de pré­senter notre projet à la France », explique le délégué.

Mais comment s’est-il retrouvé au Canada ? Réponse : « Je n’ai quitté la France ni par goût d’aventure ni par dégoût d’elle, je l’ai fait parce que je n’arrivais plus à vivre décemment. Il n’y avait pas de travail. Pour des raisons éco­no­miques, j’ai donc immigré. Ce n’est que par la suite que je suis tombé amoureux du Québec. » Pour l’anecdote, « afin d’accroître mes chances d’obtenir un visa de travail pour le Canada, j’ai suivi une for­mation de pâtissier, cho­co­latier, glacier, confiseur », relate t-​il.

Dans une pre­mière vie en France, Gaspard accède aux études en archéo­logie et en his­toire de l’art. Mais « les aléas de la vie le forcent à inter­rompre ses études en master pour se trouver un emploi. » d’où le début d’une tra­versée du désert qui ne manque pas de l’assécher : « Trop qua­lifié ! », « Pas assez d’expérience ! », « Pourquoi pensez-​vous faire l’affaire plus qu’un autre can­didat ? », se faire dire « Non » quand il avait « La chance d’obtenir la réponse d’un employeur », raconte-​il. Chemise grise à fines rayures roses dans un pan­talon chino gris, Gaspard a les doigts croisés et le regard profond lorsqu’il remonte jusqu’à son passé, plus exac­tement avant de s’installer à Montréal.

Mais der­rière cette grosse déception se cache clai­rement un amour immense pour ses ori­gines, pour son pays, pour ses petites et grandes his­toires pré­cieuses vécues en famille ou avec ses amis. À 6000 km de Paris, il a appris à avoir le « sens cri­tique plus aiguisé ». Il a aussi appris à savoir choisir ses combats. Mieux encore, il a appris à lutter pour la pré­ser­vation des valeurs et patri­moine national légué par ses ancêtres parmi les­quels : la démo­cratie. À ce propos, il dira : « d’une cer­taine manière, c’est la situation en France qui m’a poussé à partir ; et pourtant aujourd’hui depuis le Québec, je défends à cor et à cri cette France qui m’a rejeté de l’autre côté de l’Atlantique. »

Cela fait des années que Gaspard n’arrive pas à dénicher un parti qui puisse lui res­sembler. Son « euro scep­ti­cisme » naît clai­rement en 2005 en votant non au Traité Constitutionnel Européen. Il fait partie des 55% de Français qui se sont sentis trahis par la rati­fi­cation par voie par­le­men­taire du Traité de Lisbonne en 2008 qu’il juge comme étant une reprise exacte du Traité Constitutionnel Européen. C’est donc le début pour lui d’une adversité résolue de la construction euro­péenne. Lors d’une balade sur internet Gaspard fait une trou­vaille : les ana­lyses de François Asselineau, fon­dateur de l’Union Populaire Républicaine, qui cultivent une ambition sans faille de contrer « l’asservissement de la France » en sortant de cette union. Objectif atteint : le futur délégué se rallie alors der­rière les idées de l’UPR. Et aujourd’hui, le « rayon­nement » de ce parti passe par le travail qu’élaborent tous ses béné­voles comme Gaspard Skoda.

Celui-​ci est extrê­mement pré­occupé par son pays. Il dit se battre surtout pour de nom­breux Français qui sont restés empri­sonnés dans le décou­ra­gement. « Ce sont quelques 800 français par jour qui passent sous le seuil de la pau­vreté. Presque 1 agri­culteur par jour se suicide. Une usine ou un com­merce ferme tous les jours en France », à en croire les der­niers chiffres de l’Institut national de la sta­tis­tique et des études éco­no­miques empruntés par Gaspard. Au plus fort de la « catas­trophe », le délégué de zone au compte de l’UPR pour la pre­mière cir­cons­cription des Français vivant hors de la France invite donc ses com­pa­triotes de tous les horizons à joindre le « train à grande vitesse français qui a certes mis du temps à accé­lérer mais que rien ne peut arrêter à présent », dit-​il confiant.

C’est à l’âge de 14 ans, alors que ses parents se séparent, que le sens des res­pon­sa­bi­lités lui tombe assez vite sur la tête. Vivant avec un père en per­pétuel dépla­cement, il est conscient que per­sonne ne l’aidera à faire ses devoirs. Même si les deux parents sont chacun de leurs côtés, il tire des deux profils des valeurs dont il est encore fier aujourd’hui. D’un père Tchèque natu­ralisé Français et étu­diant aux Beaux-​Arts de Paris, il hérite le prag­ma­tisme en sachant tra­vailler dur pour gagner sa vie. Tandis que d’une mère issue d’une famille tra­di­tion­nelle catho­lique croyante et pra­ti­quante et elle aussi étu­diante aux Beaux-​Arts, malgré un agnos­ti­cisme plei­nement assumé, Gaspard a plutôt empoché de sa mère de « bonnes valeurs catho­liques » lui rap­pelant « cette image de la Vieille France catho­lique enrobée des valeurs de tolé­rance, de l’amour du pro­chain, des gens qui aiment la parole du Christ et qui véhi­culent ses valeurs saines. »

Gaspard Skoda est habité par une espèce de fougue et de volonté de voir changer les choses dans son pays, la France. Il se fait alors défaiseur du désespoir et du défai­tisme. Arrivé à Montréal, il prend sa vie en main et trouve la meilleure formule pour affronter les demains. Il mêle donc à ses acti­vités pro­fes­sion­nelles des cours en jour­na­lisme à l’Université de Montréal et une forte impli­cation dans le mou­vement de l’Union Populaire Républicaine basée dans la métropole.

Ses amis le résument en un mot : « obstiné » et il est bien d’accord avec cet adjectif pour la simple raison que ce peut être « une qualité dans le cadre d’un combat poli­tique » surtout qu’il y croit for­tement. C’est d’ailleurs avec la même ardeur qu’il affirme que « l’union fait la force, mais on oublie la deuxième partie de cette expression qui lui accorde toute sa per­ti­nence : l’union fait la force, oui, mais si et seulement si tout le monde va dans le même sens. Aussi, si l’on applique cet adage à l’UE, on observe rapi­dement que chacun des membres va dans le sens de ses intérêts nationaux. Et c’est bien légitime ! Quand la France aimerait lutter effi­ca­cement contre l’évitement et l’évasion fiscale pour récu­pérer des dizaines de mil­liard de pertes sèches, le Luxembourg, lui, au contraire l’institutionnalise puisqu’il s’agit pour lui d’un très gros revenu. Tout le monde tire à hue et à dia et per­sonne n’est d’accord pour aller dans un sens. Voilà un attelage qui n’ira jamais bien loin. »

Vous vous sou­venez du « Roi lion » ? Perché tou­jours sur le pic du rocher pour sur­veiller son peuple ou voir si un éventuel ennemi appa­raissait ? Gaspard dit beaucoup aimer le Québec. À Montréal, il est des endroits qui se sont fait une place par­ti­cu­lière dans son cœur. Parmi eux, un qu’il chérit reli­gieu­sement et où il se rend au quo­tidien : le parc du Mont-​Royal. Et de là, même si c’est à près de 6000 km de Montmartre, il entend les bat­te­ments de cœur de son pays d’origine qui connaitra à coup sûr les nou­velles cou­leurs de son destin et celui de près de 66 mil­lions de citoyens dans quelques jours. Un destin qui sera tenu entre les mains d’un(e) seul(e) vainqueur(e) chargé(e) de faire ce qu’il/elle est tenu(e) de faire : apporter un meilleur chan­gement, la seule chose qui trouve grâce aux yeux d’électeurs.

Quelques pépites sur Gaspard

  • Les noms qui vous ont marqué le plus dans votre vie ? Le Général Charles De Gaule, Karl Marx, Freud, Jean-​Claude Michéa, Frédéric Lordon, Jean-​Pierre Chevènement, Philippe Séguin.
  • Comment êtes-​vous perçu par vos amis ? Obstiné.
  • Comment vous vous défi­niriez ? Obstiné, auda­cieux.
  • Des images de votre enfance qui sont restées gravées ? Les chasses à l’homme (un jeu d’enfant) dans l’immeuble avec mes amis.
  • Allez-​vous souvent en France ? J’essaie d’y aller une fois par an au moins pour y voir ma famille et mes amis.
  • Votre pays vous manque t-​il ? Oui. J’aimerais pouvoir y rentrer plus souvent.
  • Votre plat préféré ? Les huîtres.
  • Votre pâtis­serie pré­férée ? Le Paris-​Brest (Un matelas onc­tueux de crème mous­seline pra­linée pris en sandwich entre deux disques de pâte à chou léger et crous­tillant, parsemé d’amandes effilées et sau­poudré de sucre glace.
  • Vous sentez-​vous plus Français, Tchèque ou Québécois ? Français incon­tes­ta­blement.
  • Quel parallèle faites-​vous entre le Québec et la France ? La langue fran­çaise.
  • Si vous étiez mil­lion­naire, que feriez-​vous ? J’aurais des maisons partout. J’aime voyager. J’aime tous les pays du monde. Je rêve de découvrir l’Afrique par exemple, le Cameroun. J’aimerais pouvoir habiter où je veux en fonction des saisons et de mes envies, un peu partout dans chaque continent.
  • Si l’UPR venait à gagner, introduirait-​elle la poutine dans la gas­tro­nomie fran­çaise ? Je serais le pire ambas­sadeur pour la poutine parce que moi perso je n’en suis pas un grand fan. Par contre je pourrais être l’ambassadeur de pleines de choses du Québec comme de la cuisine qué­bé­coise, de son art, de sa chanson. Il y en a de très belles choses.
  • Votre endroit préféré à Montréal ? Le parc du Mont-​Royal.
  • L’une de vos cita­tions pré­férées ? « Celui qui désespère des évé­ne­ments est un lâche, mais celui qui espère en la condition humaine est un fou. » (Albert Camus)
  • Quel est le premier conseil que vous don­neriez à un nouvel arrivant ? Faites-​vous des amis Québécois, découvrez le Québec à travers leurs yeux.
  • Auriez-​vous préféré vivre il y a cent ans, dans cent ans ou aujourd’hui ? Moi j’ai le sen­timent de vivre une époque dif­ficile per­son­nel­lement. Mais elle est for­mi­dable parce qu’elle est his­to­rique. On vit de grands bou­le­ver­se­ments inter­na­tionaux, pas seulement à l’échelle de la France. C’est un choix que je n’ai pas, c’est mon époque et je suis content d’y vivre.
  • Suite aux dis­cours sim­plistes et popu­la­risés lors de cer­taines cam­pagnes élec­to­rales, comment voyez-​vous l’avenir du dis­cours poli­tique ? Le dis­cours poli­tique doit refléter ce que leurs auteurs pensent vraiment parce que la poli­tique à coups de slogans, la poli­tique creuse, ça ne fonc­tionne plus. Les repré­sen­tants poli­tiques ne peuvent plus duper faci­lement les citoyens, notamment grâce à l’émergence d’internet. Il va falloir qu’ils disent ce qu’ils pensent et qu’ils pensent ce qu’ils disent. Ils devront être authen­tiques : faire ce qu’ils ont à faire parce qu’ils croient au combat qu’ils mènent, parce qu’ils ont des convic­tions. Et non servir prio­ri­tai­rement leurs intérêts per­sonnels, leur soif de confort matériel et d’un statut social valo­risant.
  • Un mot pour conclure ? Merci pour cette entrevue. C’était très agréable. J’ai passé un excellent moment.

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Publié par

Christelle De Bougha

Journaliste intervieweuse et rédactrice amoureuse des histoires humaines et de leur esthétique. Drôle de mots pour dire qu’avec mes yeux, ma bouche, mes oreilles et ma plume, je raconte des vies de personnes passionnantes comme sources d’inspiration pour certains.

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