Photo de Sam, Jaelle, Illina, Géraldine

Sam, Jaelle, Illina, Géraldine.

Jaelle, Illina, Sam, Géraldine : la valeur n’attend point le nombre d’années pour secourir les filles du Camp de Kakuma au Kenya

Temps de lecture : 11 minutes.

Si pour arriver au camp des réfugiés de Kakuma il faut for­cément emprunter un transport aérien, alors consi­dérez que ces jeunes Montréalaises ont fait le contraire ! L’histoire de Jaelle, Illina, Sam et Géraldine, toutes réunies, est un quatuor d’exception fasciné par l’altruisme depuis leur tendre enfance. C’est l’histoire d’une amitié, d’un enga­gement, d’un esprit de soli­darité qui perdure, des années pri­maires jusqu’aujourd’hui au Collège Notre-​Dame de Lourdes située dans la métropole Longueuilloise. Du haut de leur 15 ans et impli­quées dans plu­sieurs projets notamment le Projet Kakuma, ces jeunes consciences quelque peu timides consi­dèrent qu’il n’est jamais trop tôt pour aider son pro­chain, encore mieux pour secourir les filles de Kakuma, un gigan­tesque camp de réfugiés situé au Kenya. Via le pro­gramme inter­na­tional de premier cycle de secon­daire donné par leur collège en col­la­bo­ration avec l’entreprise Morneau Shepell, ces jeunes ado­les­centes du secon­daire 3, dont les visages illu­minent d’enthousiasme, de maturité et d’empathie, en font plus que ce que demande ce pro­gramme et restent enve­loppées par un but précis : construire une école secon­daire et envoyer du matériel sco­laire aux grandes filles de Kakuma éprouvant clai­rement l’envie de continuer leurs études et pré­sentant de sévères dif­fi­cultés en édu­cation. Portrait de ces col­lé­giennes convaincues de l’utilité de l’entraide, de l’éducation pour tous, du béné­volat « pour faire la dif­fé­rence dans le monde » quel que soit leur temps d’études.

Nous sommes en avril. L’après-midi est très doux en cette journée prin­ta­nière dans le métro Longueuil où se côtoient des pas­sagers jeunes et moins jeunes, tout ce qu’il y a de plus ordi­naire, diraient alors cer­tains. Mais c’est aussi la journée de l’engagement : Jaelle, Illina, Sam et Géraldine, dans leurs tenues de classe, se mobi­lisent pour les ado­les­centes du camp de réfugiés kenyan fuyant la guerre civile de part et d’autre. Elles cherchent à per­suader quelques mains géné­reuses de l’utilité de col­lecter de l’argent pour favo­riser l’éducation des filles de leurs âges confinées dans des cam­pe­ments. Sa mission ne semble pas très évi­dente mais le quatuor a confiance que la géné­rosité n’est pas un mot vain. Collées à leurs pan­cartes et mini caisse à la main, mar­telant à plu­sieurs reprises des phrases qui inter­pellent, elles par­viennent alors à récolter quelque monnaie laissée par ceux qui sortent ou qui se dirigent vers la bouche du métro. Un point intrigue cependant : qui sont-​elles et pourquoi sont-​elles si assidues et enthou­siastes dans leur mou­vement ? Bref regard sur ces demoi­selles, symbole d’une jeu­nesse qui fait partie du monde et qui veut passer à l’action à son niveau dans le cadre du pro­gramme sco­laire et même au-​delà.

Les désormais jeunes philanthropes du Collège Notre-​Dame de Lourdes et le Projet Kakuma

Évoquant leur fort atta­chement au collège, les 4 jeunes étu­diantes le consi­dèrent comme un endroit « où elles sont fières de passer le clair de leur temps. » À l’intérieur de cet édifice, que ce soit « la biblio­thèque, la café­téria, les salles de classes, les casiers, la mez­zanine, comme le relate Jaelle, chacune est reliée à ces lieux d’une façon par­ti­cu­lière qui la touche, qui lui est important. » En d’autres termes, plu­sieurs années d’enseignement les lient aux valeurs véhi­culées par le collège ayant mis en place le Projet Kakuma dans le cadre du bac­ca­lauréat inter­na­tional. Des valeurs qui se tra­duisent par « la curiosité intel­lec­tuelle, les connais­sances et la sen­si­bilité néces­saires pour contribuer à bâtir un monde meilleur, dans un esprit d’entente mutuelle et de respect inter­cul­turel. » C’est donc dans cette âme que le pro­gramme « encourage les élèves de tout pays à apprendre acti­vement tout au long de leur vie, à être empreints de com­passion, ainsi qu’à déve­lopper les capa­cités intel­lec­tuelles, per­son­nelles, émo­tion­nelles et sociales néces­saires pour vivre et apprendre à tra­vailler dans un contexte de mon­dia­li­sation rapide », affirme l’Organisation du Baccalauréat International sur le site du collège. Voilà qui promet de porter espoir !

Devant les condi­tions de vie dif­fi­ciles des réfugiés, Sam, Géraldine, Illina et Jaelle affichent une sen­si­bilité par­ti­cu­lière et une grâce com­mu­ni­cative. Autant dire qu’elles inves­tissent temps et argent pour essayer de trans­former la vie de ces jeunes réfu­giées tenaillés par la souf­france.

Sam, Jaelle, Illina et Géraldine en entrevue avec Christelle De Bougha
Sam au micro, Jaelle, Illina, Géraldine.

Les œuvres recon­nais­sables des 4 jeunes phi­lan­thropes se mani­festent entre autres par les col­lectes de fond. Faire appel à la géné­rosité du public dans un métro n’est pas habituel pour ces jeunes filles « timides » à la voix douce au débit tran­quillisant. « Nous ne sommes pas des filles extra­verties. Les gens ne nous connaissent pas assez. On est plus du genre à écouter autrui. Des fois, c’est dif­ficile d’aller vers les autres demander de l’argent. On l’a fait une fois, mais on verra. Vu que l’école est proche du métro Longueuil, il nous a été facile de le faire là », avouent-​elles avec un élan constant d’idées nova­trices qui permet de parler davantage des filles de Kakuma.

Rendez-​vous compte ! Leur quête ne s’arrête pas là. D’autres gestes frap­pants se suc­cèdent dans leur entregent parce qu’ «  elles tiennent à cœur l’éducation » et que, « sachant qu’à 7 ou 8 heures d’avion d’ici, il y a des filles comme nous qui ne sont pas capables d’avoir accès à l’éducation. Ça nous frappe. On le savait oui, mais être impli­quées de cette façon-​là nous met clai­rement dans le contexte de ce qu’elles vivent et ça nous ouvre les yeux sur ce qui se passe ailleurs en dehors de ce que nous voyons dans les médias », précise cette petite équipe forte ayant un plan d’action bien défini. L’autre dimension de l’opération consiste donc à publier sur les réseaux sociaux tous les évè­ne­ments aux­quels elles par­ti­cipent. Également, ce quatuor peut compter sur leurs cama­rades du collège pour faire du bouche à oreille. À chacun ses moyens de bord pour conscien­tiser des per­sonnes !

Photo de Sam, Jaelle, Illina, Géraldine
Sam, Jaelle, Illina, Géraldine.

Compte tenu de l’indigence remar­quable des refugiés, Illina, Sam, Géraldine et Jaelle ont vite compris que créer des liens d’échange, d’amitié avec ces défa­vo­risés est encore plus impactant dans les vies. Les col­lé­giennes de Notre-​Dame-​de-​Lourdes ne font rien à moitié : dans leurs diverses cor­res­pon­dances avec les jeunes filles réfu­giées au Kenya, elles décrivent leur club huma­ni­taire, les dif­fé­rentes saisons, leurs amis, leurs familles. Une attitude qui sur­prendra moins celui qui prendra le temps de connaître vraiment ces quatre béné­voles huma­ni­taires.

J’aide donc je suis

« Des fois, donner juste 30 ou 40 minutes de ton temps à quelqu’un voulant du secours, écouter cette per­sonne, aller la voir puis lui parler peut faire toute la dif­fé­rence dans sa vie », explique Géraldine et ses copines. Ces der­nières ont été formées à l’école de la soli­darité qui se veut, qui se conçoit, qui se concrétise. Associant la mission du club huma­ni­taire aux consé­quences qu’elle engendre sur elles et sur les jeunes filles réfu­giées avec qui elles sont en contact, elles diront à ce propos : « Il peut arriver que quelqu’un veuille aider. Mais on n’est juste perdues. C’est facile de dire que l’on est une bonne per­sonne, c’est tel­lement un terme vague. C’est encore mieux de joindre l’action à la parole. Donc s’impliquer dans un club avec des filles aussi pas­sionnées que nous, ça nous aide à grandir et à com­prendre que c’est ça aider une per­sonne. »

À la question « Ne trouvez-​vous pas que votre ambition de venir en aide s’est baladée extrê­mement loin puisque le Kenya n’est pas le quartier d’à côté, c’est un pays se trouvant sur un autre continent ? », elles répondent à juste titre : « Même si le Kenya est loin, nous trouvons une proximité d’âge avec les jeunes filles du camp de Kakuma. Il est facile de les aider parce que leurs besoins sont précis : elles veulent juste de l’aide, peu importe la nature de celle-​ci, ça les rendra tout sim­plement heu­reuses. Puis sachant que nous sommes nées dans un milieu plus aisé, il devient important d’aider ces réfugiés-​là. » Et c’est ainsi que ces quatre jeunes étu­diantes marquent leur empreinte dans le vaste champ des per­sonnes défa­vo­risées dont elles défendent la cause depuis des années.

Une solide amitié s’est nouée entre Géraldine, Jaelle, Sam et Illina, des années bien avant le club huma­ni­taire de leur collège. Rien à craindre pour leurs notes sco­laires car ces jeunes filles excellent autant dans l’humanitaire qu’en classe. Pour se motiver entre elles, il existe alors une rigueur absolue consistant à faire leurs devoirs à temps, et à le rap­peler à celle qui ne rem­plirait pas ses res­pon­sa­bi­lités.

À l’image des valeurs portées par l’établissement sco­laire, elles ont été séduites dès leur plus jeune âge par le secours aux per­sonnes en manque, ce qui rejoint par­fai­tement leurs acti­vités cha­ri­tables.

Sam, Jaelle, Illina et Géraldine en entrevue avec Christelle De Bougha
Sam, Jaelle, Illina et Géraldine.

Très vite, le béné­volat et le partage fas­cinent chacune indi­vi­duel­lement. Jaelle, elle, dit aider les gens et faire du béné­volat à Montréal. Géraldine, quant à elle, est plei­nement impliquée dans le monde des enfants autistes dont elle déplore « leur rejet et leur crainte par cer­tains jeunes. » L’argent qu’elle ras­semble lors des col­lectes de fonds aiderait dans l’accompagnement des enfants autistes par plus d’éducatrices spé­cia­lisées. En ce qui concerne Sam, celle-​ci est tou­jours pré­dis­posée à donner un coup de main « car des gestes simples lui pro­curent du bonheur ». Finalement, Illina et sa famille sont abonnées à la donation lors des col­lectes de fond. Au plus près de cette brève his­toire, tout semble avoir été dessiné pour que ces quatre petites filles tendent leur main aux réfugiés du camp de Kakuma par l’entremise, d’une part de leur per­son­nalité et identité géné­reuses innées, et d’autre part en raison de l’éducation offerte par le Collège Notre-​Dame de Lourdes.

À quoi va res­sembler le monde de demain ? Nul ne le sait à priori. Mais malgré cela, il est tentant de dire qu’il sera peut-​être aux tons bleu tur­quoise, vert, mauve, rose, toutes les cou­leurs pré­férées de ces col­lé­giennes. Des cou­leurs réso­lument joyeuses dont on a l’impression qu’elles se jettent à bras ouverts sur les per­son­na­lités de Sam, d’Illina, de Géraldine et de Jaelle et qui font plonger sans hésiter dans les eaux de l’espoir. À travers leur conscience, leur cœur, leur bonne volonté, leur entrain, leur maturité précoce, elles voyagent au travers des actions qu’elles posent, écoutent cal­mement des besoins des réfugiés et essayent à leur niveau de les aider à rester debout par le biais de l’éducation. Elles ne rêvassent pas du tout car elles ont en tête « que changer le monde est très gros ». Leur objectif est de tout sim­plement « faire une dif­fé­rence » dans « un monde qui a mal et sur lequel il faut donner un peu d’aide pour guérir », rassurent-​elles. En s’adressant par­ti­cu­liè­rement à la jeune géné­ration, leur message fait corps avec un monde meilleur dont l’existence n’est pos­sible qu’en faisant des petits gestes généreux au quo­tidien.

Avez-​vous vu passer les quatre fillettes à l’allure Mère Térésa ? Elle est bien là, la dif­fé­rence !

Quelques pépites sur Illina, Sam, Géraldine et Jaelle

  • Arrivez-​vous à gérer l’école et le projet Kakuma à la fois ? Oui. Sans pro­blème.
  • Rêvez-​vous de changer le monde ? Oui. Plus exac­tement, nous voulons faire une dif­fé­rence car changer le monde est très gros.
  • Un monde qui est beau res­semble à quoi, selon vous ?
    Jaelle : le monde idéal, c’est un monde ou l’égalité est impor­tante. Mais pour avoir cette égalité, il faut que les gens essaient de com­prendre les autres. Un monde idéal est celui où tout le monde fait des efforts pour com­prendre les autres.
    Géraldine : mon monde idéal n’est pas un monde parfait parce que je trouve qu’on n’est pas des êtres par­faits. Ça sera juste une place où tout le monde peut être qui il est, faire ce qu’il veut en res­pectant les autres évi­demment. Une place où nous formons tous une grande famille.
    Illina : c’est celui où tout le monde est égal, où tout le monde a les mêmes chances dans la vie, pas néces­sai­rement seulement en Afrique ou en Amérique, mais partout.
    Sam : un monde idéal est celui où per­sonne ne juge, où per­sonne ne se compare. On ne peut pas res­sembler aux autres.
  • Avez-​vous l’impression que les adultes font ou ne font pas assez ?
    Jaelle : À mon avis, tout le monde est capable de faire plus. Aussi, je pense que le monde est quand même en évo­lution, on est tout le temps en per­pétuel chan­gement. Ça va de mieux en mieux, les adultes sont de plus en plus conscien­tisés. C’est sûr que nous, notre géné­ration aimerait que cette conscien­ti­sation prenne plus d’ampleur. Mais nous sommes aussi conscients que le monde est un peu égo­cen­trique. Sinon, les adultes autour de nous en font sin­cè­rement assez.
    Illina : Je pense que ceux qui ont plus de chance de donner devraient le faire plus car il y en a qui en ont peu et qui aident plus, et ça, je trouve que c’est inégal.
  • Vos cou­leurs pré­férées ?
    Jaelle : bleu tur­quoise
    Géraldine : rose
    Illina : mauve
    Sam : vert
  • Parmi vous 4, qui est la plus drôle ? Sam
  • Les mots que vous aimez le plus ?
    Jaelle : entraide, justice.
    Géraldine : réca­pi­tu­latif, accepter.
    Illina : amitié, per­son­nalité.
    Sam : passion, liberté.
  • Vos loisirs pré­férés ?
    Jaelle : aider les autres parce que c’est pas mal ma vie pré­sen­tement.
    Géraldine : danser.
    Illina : danser.
    Sam : danser. Être avec ma famille et dans la nature. Juste écouter les sons dans la nature.
  • Vos modèles dans la vie ?
    Jaelle : per­sonne en par­ti­culier. Je prends tou­jours quelque chose de bon chez chacune des per­sonnes que je connais. Ce qui m’inspire le plus est notre cohorte, notre année qui est le secon­daire 3 parce que chaque per­sonne est unique et nos per­son­na­lités sont dif­fé­rentes, et donc chacun est ins­pirant à sa façon.
    Géraldine : moi c’est ma prof de 3e année parce que c’est ma prof pré­férée. Elle m’avait tou­jours dit qu’on pouvait faire tout ce qu’on voulait. Je lui parle encore aujourd’hui alors qu’elle est à sa retraite. Elle m’avait appris qu’être gentil, puis juste être là pour quelqu’un peut changer sa journée. Elle avait autant de plaisir, d’enthousiasme à enseigner aux enfants. Elle était tou­jours là pour nous, impliquée.
    Illina : ma prof de 1er secon­daire Mme F. Cloutier. Elle restait tou­jours chaque soir après le théâtre et la danse.
    Sam : c’est mon père. Il est tel­lement généreux. Les autres sont la priorité avant lui.
  • Comment vos amis (es) voient-​ils votre mobi­li­sation ?
    Jaelle : d’habitude elles aiment ça mais souvent elles estiment qu’on est trop impli­quées quand on ne peut pas par­tager ensemble des moments de jeux.
    Géraldine : la phrase qui me revient souvent est : « mais que fais-​tu de ta vie, pourquoi tu fais ça ? » Ils ne com­prennent pas juste l’impact que ça crée.
  • Quel genre de métier aimeriez-​vous exercer plus tard ?
    Jaelle : j’aimerais aller en médecine. Être chi­rur­gienne à l’hôpital Sainte-​Justine pour enfants est mon rêve.
    Géraldine : moi je sou­haite devenir psy­cho­logue pour enfants autistes ou recher­chiste pour ces enfants-​là.
    Illina : moi je ne sais pas encore, ce qui est sûr un métier en lien avec les enfants.
    Sam : pour ma part, c’est soit médecine vété­ri­naire soit pro­fes­seure de danse pour dan­seurs pro­fes­sionnels.
  • Quel genre de livres lisez-​vous ?
    Jaelle : je ne lis pas des livres pour ados. Certains auteurs amé­ri­cains et d’ici.
    Géraldine : moi je déteste lire (rires), mais il y a cer­tains livres que je relis sans arrêt comme Oscar et la dame rose d’Eric Emmanuel Schmidt.
    Illina : les livres pour ados.
    Sam : moi je lis des livres pour enfants parce qu’ils ne sont pas stres­sants. Ils sont zen.
  • Est ce qu’il y a des chansons que vous aimez fre­donner ?
    Jaelle : Human et A Thousand Years de Christina Perri.
    Géraldine : Mercy de Shawn Mendes, My Heart Will Go On (La chanson thème de Titanic) de Céline Dion.
    Illina : moi, j’écoute un peu de tout.
    Sam : je danse beaucoup. Pour la chanson que j’écoute en ce moment c’est Mirror de Bruno Mars.
  • Si vous étiez des fées, que feriez-​vous avec votre pouvoir ?
    Jaelle : je ren­drais tout le monde heureux.
    Géraldine : je ferais une dif­fé­rence.
    Illina : je ren­drais tout le monde heureux aussi.
    Sam : moi je ferais que tous les déchets se lèvent dans les airs puis qu’ils dis­pa­raissent.
  • Comment avez-​vous trouvé l’entrevue ?
    Jaelle : j’ai aimé parce que ça nous prouve qu’on ne s’intéresse pas seulement aux adultes. Ça nous montre aussi que ce que nous faisons est important.
    Géraldine : moi c’est la pre­mière fois qu’on me fait une entrevue. J’étais très contente et c’était le fun !
    Illina : j’ai beaucoup aimé et j’étais impres­sionnée. Puis ça fait dif­férent des entrevues qu’on a l’habitude de voir.
    Sam : les ques­tions étaient beaucoup plus ori­gi­nales. Ça m’a vraiment fait penser à moi en tant que per­sonne dans le monde.
  • Un mot pour conclure ?
    Jaelle : j’aimerais qu’on continue à faire ce que nous faisons ensemble. Je trouve qu’on va bien ensemble et qu’on arrive à faire la dif­fé­rence. J’aimerais qu’on reste ensembles, ça c’est un vœu pour les 10 pro­chaines années.
    Géraldine : je pense que ces filles réfu­giées que nous aidons méritent vraiment ça
    Illina : moi aussi, je sou­haite que nous conti­nuions d’aider le plus pos­sible.
    Sam : moi, je dirais que la dis­tance entre les humains ne doit pas être une bar­rière.

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Publié par

Christelle De Bougha

Journaliste intervieweuse et rédactrice amoureuse des histoires humaines et de leur esthétique. Drôle de mots pour dire qu’avec mes yeux, ma bouche, mes oreilles et ma plume, je raconte des vies de personnes passionnantes comme sources d’inspiration pour certains.

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